Lettre d'un jour

Novembre, il neige déjà cette année
Je suis devant la cheminée
Quelques bûches crépitent,
Et j'aurais froid sans imaginer
Ton long corps rose assis (couché) près de moi
Et tu me parles de ta voix si profonde
Sur mes joues des larmes glissent....
Mais plus fort aujourd'hui
J'ai peur que tu n'aies froid
Dans cette société qui pourri...
Hier encore j'ai caressé tes souvenirs
Délicatement rangés dans le velours noir de ma vie...
Que dire en les revoyant ?
Plutôt penser... Et me taire
C'est bon infiniment bon de penser
Encore quelques perles sur mon visage
Et cela m'incite à l'écrire sur cette feuille
A l'écrire sur une partie du temps
Pour ne jamais t'oublier
(Elle tient tant à toi cette feuille)
(Elle est prête à te dire tant de choses)
Tiens !... Cette larme qui a coulé
Me brûle la joue à présent
Elle sèchera comme toutes les autres
(C'est devenu bien banal)
(Je t'aime très fort)
Il se fait tard
J'ai froid.

La Spirituelle

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