Toute reproduction est interdite en respect profond avec
les lois sur les droits d'auteurs ![]()
Larmes ![]()
Composé en majeure partie le 4 août 1985, j'avais 36 ans. Suivi d'un Epilogue du 30 septembre 2005.
Larmes ![]()
Lorsque
je suis né, j'ai pleuré.
Pendant une longue période, j'ai tout oublié.
Lorsque j'étais enfant, j'ai pleuré.
Quelques bonnes images me sont restées.
Celles
des animaux, des prés verts et des forêts,
Celle du calme et de mon père qui me souriait.
Puis ce fut l'heure d'obéir à l'ordre établi,
Et je débutais à devenir numéro qui pleurait,
Lorsque parmi d'autres numéros, je me retrouvais,
En me posant la question : Pourquoi, même si petit ?
Et
cela je n'aimais guère, vivre avec horaires.
Grand ou petit, je vécus toujours dans le même fourbi,
Celui des supérieurs, grandes cloches amères
Qui m'obligèrent à m'agenouiller, anéanti.
Lorsque
j'ai grandi, j'ai pleuré,
Mais je n'ai plus rien oublié,
Tellement j'étais écoeuré
De voir le monde où je vivais.
Celui
des murs gris et des gardiens royalistes,
Celui de l'Athénée Royal des apprentis capitalistes.
Je finis par m'enfuir car ce n'était pas le lieu pour m'instruire,
Je préférais la rue et ses marginaux où je finis par m'introduire.
Et
cela me plaisait beaucoup, vivre libre.
Je grandissais et je compris que cela ne plaisait pas,
Car je vis de drôles de bonhommes bleus en képis
Se diriger vers moi en me disant : "tu n'es pas libre",
Tu es dans un monde où nous faisons les lois,
Tu n'es qu'un délinquant tout petit, petit...
Lorsqu'ils
m'ont enfermé, j'ai pleuré,
Et dans mon coeur est né la haine
Pour ce que l'homme appelle société,
Et à partir d'alors, j'eus bien de la peine.
Je
compris que leur numéro un était l'exploitation,
Leur numéro deux : suis les moutons ou bien prison,
Leur numéro trois : soumets-toi à nos solutions,
Leur numéro quatre : travaille, crève pour des lardons,
Leur numéro cinq : tais-toi, sale petit con,
Et tous les autres numéros dans le même ton.
Lorsque
j'eus tout compris, j'ai pleuré,
Et à trente six ans, je pleure encore,
Mais en moi la sagesse est née...
L'amour que je porte en moi sera le plus fort.
Epilogue
Plus
de vingt courtes années plus tard,
Je suis en parfait accord avec ma conscience.
Avec la spiritualité, il n'est jamais trop tard
De se diriger vers l'amour en toute confiance.
J'ai rencontré la paix dans mon âme.
Au fil des années je me suis assagi.
La paix du créateur m'a montré le calme.
Je pardonne à tous mes ennemis.
Il est toutefois une chose que je peux m'empêcher,
C'est de prendre la défense de tous les mal aimés.
De dénoncer les injustices de ce monde déséquilibré
Avec l'espoir qu'un jour il puisse s'améliorer.
Le
Spirituel
Ecrit le 4 août 1985
Amélioré et recopié le 13 mai 1998
Corrigé et amélioré d'un Epilogue le 30 septembre 2005
Tous droits réservés en respect profonds avec les lois
des droits d'auteurs ![]()
![]()
Poésies
du passé de ma petite Spirituelle ![]()
Poésies
de l'an 2000 de ma petite Spirituelle... ![]()
Poésies
2002 de ma petite Spirituelle... ![]()
Poésies
du présent de ma petite Spirituelle... ![]()
Poésie libre
de La Spirituelle : Spirituel, mon grand amour...
![]()